La rareté préservée : le Saint-Côme, enjeu patrimonial et promesse d’avenir ?
Aujourd’hui, moins de 0,1 % du vignoble gascon revendique le Saint-Côme en cuvée monovariétale. La plupart des plantations sont issues de sélections massales à partir de très vieux ceps souvent centenaires, ce qui en fait l’un des cépages les plus génétiquement purs du Sud-Ouest (source : Vitis-Patrimoine Gersois, Association Cépages Anciens).
Avec la montée en puissance des vins de lieu, des micro-parcellaires et du bio, la résistance du Saint-Côme préfigure peut-être la revalorisation des vignes minoritaires. Quelques maisons (Domaine de Joÿ, Château de Pellehaut, micro-cuvées privées) font le choix de l’authenticité, intégrant 5 à 10 % de Saint-Côme dans leurs assemblages ou proposant des blancs confidentiels à l’identité marquée. Les guides spécialisés, La Revue du Vin de France ou Vignerons Indépendants, commencent à lui offrir une vitrine nouvelle.
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Relais de biodiversité génétique locale.
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Valeur patrimoniale et touristique croissante dans le Gers, à l’heure des circuits courts.
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Inspiration pour les vignerons cherchant à s’affranchir des standards internationaux.
Le Saint-Côme survivra-t-il ? Rien n’est moins sûr, mais s’en approcher, le goûter ou le raconter, c’est épouser la lumière émouvante de ces soirs d’été où le passé n’est pas tout à fait perdu. Rare sont les cépages qui suscitent ce sentiment d’appartenance, de mémoire vivante, humée dans chaque verre. C’est là que persiste la grande différence du Saint-Côme.