Histoires de parcelles et clins d’œil à la tradition
Plusieurs domaines emblématiques du Gers ont élevé le Colombard monocépage au rang de signature. Chez Domaine de Pellehaut à Montréal-du-Gers, la cuvée de Colombard sec travaille des parcelles sur argiles profondes, livrant une expression florale presque exotique. À l’inverse, Château de Millet (Éauze) décline des notes plus minérales en jouant sur les graviers.
Un retour aux sources s’opère : là où jadis le Colombard se perdait dans l’alambic, il réapparaît aujourd’hui en monocépage au verre, fidèle à son sol, retrouvant une place de choix sur des terrasses — non seulement gersoises, mais jusqu’aux bistrots en vogue de Paris, Berlin ou New York.
- Success story d’export : Près de 80 % des Côtes de Gascogne blancs — dominés par le Colombard — sont aujourd’hui vendus hors de France (source : Interprofession des Vins du Sud-Ouest), un record hexagonal.
- Maturité précoce, résonnance au changement climatique : Le Colombard se distingue par une résistance naturelle à la sécheresse et aux maladies, expliquant sa progression depuis 2015 alors que d’autres cépages décrochent dans la région.
Une anecdote vaut mémoire : lors du grand gel d’avril 2021, nombre de vignerons ont cru perdre la récolte. Pourtant, les plus vieilles vignes de Colombard semblaient moins atteintes et celles issues de sols profonds ont relevé la tête avec une vigueur admirable — la nature gasconne, indomptable, a parlé.